dimanche 26 avril 2009

LES 2 ALPES 59ème Challenge des Moniteurs

Les 2 Alpes ont accueilli, du 20 au 25 avril, le 59ème Challenge des Moniteurs ESF. Quelque 2800 « pulls rouges » se sont affrontés toute la semaine, lors de 25 compétitions concernant 5 disciplines, le tout dans une ambiance de fête. Reportage à l’occasion de la grande finale du Challenge, samedi 25 avril.






Un vent violent et froid, une neige presque aussi « béton » que sur une épreuve de coupe du monde… Une fois n’est pas coutume, les doudounes et autres polaires étaient davantage de sortie que les manches courtes et les transats, à l’occasion de la grande finale du 59ème Challenge des moniteurs ESF. Le tintement des cloches pendant le passage des coureurs et la cohue autour du bar après la course étaient toutefois là pour rappeler que le Challenge, c’est d’abord une grande fête de fin de saison. « Ce qui compte avant tout, c’est qu’on prenne du plaisir à se retrouver tous ici pour partager de bons moments », confirme Julien Lizeroux. Comme le veut la tradition, les coureurs de l’équipe de France servent d’ouvreurs de luxe sur toutes les courses du Challenge. D’où la présence du vice-champion du monde de slalom et de super-combiné – ainsi que celle de Jean-Baptiste Grange, Sandrine Aubert ou encore Marion Rolland – à l’occasion de cette grande finale.

Les moniteurs n'ont pas ménagé leurs encouragement

Les moniteurs n'ont pas ménagé leurs encouragements


Mais pour que la fête soit parfaite, il faut bien évidemment une organisation sans faille. Ce qui implique de ne pas lésiner sur les moyens, car il faut savoir qu’entre les compétiteurs et les accompagnants, le Challenge attire près de 4000 personnes en l’espace d’une semaine dans la station. « Nous avons mobilisé 150 moniteurs pendant la semaine, explique Eric Gravier, directeur de l’ESF des Deux Alpes. Il fallait en effet gérer cinq stades de compétition, pour les épreuves de ski alpin, ski de fond, snowboard, télémark et de ski freestyle. » Non contents d’accueillir les épreuves « traditionnelles » du Challenge, les Deux Alpes avaient en plus choisi d’innover, en organisant pour la première fois dans l’histoire de l’événement une compétition de slopestyle
(enchaînement de figures acrobatiques sur des bigs airs, rails, etc), « afin d’attirer une nouvelle catégorie de moniteurs, plus jeunes, sur le Challenge », précise Eric Gravier.

Une pensée pour Rossignol

Mais revenons à la grande finale. Celle-ci voyait s’affronter sur un slalom spécial les 120 meilleurs moniteurs de la semaine (ils étaient 720 au départ). On y retrouvait des pulls rouges de tous âges et sexes. Trois femmes s’étaient en effet qualifiées, dont Aurélie Santon, toute jeune retraitée de l’équipe de France. D’autres anciens coureurs de haut niveau (on peut citer Freddy Rech ou Ian Piccard) étaient également au départ. Leur expérience de la coupe du monde n’a toutefois pas suffi face à la fougue de Michael Sauvage (ESF Flaine), qui s’impose devant deux anciens vainqueurs du Challenge, Yannick Turrel et Gregory Guignier.

Michael Sauvage - vainqueur de la grande finale - entouré de Yannick Turrel (2ème, à gauche) et de Grégory Gugnier (3ème, à droite)

Michael Sauvage - vainqueur de la grande finale - entouré de Yannick Turrel (2ème, à gauche) et de Grégory Gugnier (3ème, à droite)




N’oubliant pas que le Challenge est avant tout la grande fête de l’ensemble du ski français, Michael Sauvage a eu une pensée pour son équipementier, Rossignol : « En ces temps difficiles*, ça fait vraiment plaisir pour eux, ça met un peu de baume au cœur. Ce sont les skis les plus rapides du monde, merci beaucoup ! »